Il s’agit d’un tableau financier regroupant l’ensemble des dépenses (ou « charges ») et des recettes (ou « produits ») liées à votre projet pour l’année en cours ou à venir. L’année concernée est appelée «exercice ».

Établir le budget prévisionnel, c’est anticiper l’ensemble des dépenses et des recettes liées à votre activité sur un exercice comptable.

Le budget prévisionnel permet au chef d’entreprise d’anticiper ses objectifs de ventes, et de chiffrer les achats et les autres charges qui en découlent.

L’entrepreneur ne doit pas : surestimer le chiffre d’affaires ; sous-estimer les coûts variables ; sous-estimer les coûts fixes. Il doit aussi évaluer les frais généraux, les frais financier (pour financer les stocks et les créances sur clients) ;

XII.1. Le plan d’investissement        

Un investissement constitue une immobilisation à long terme de moyens financiers ; il peut s’agir d’immobilisations corporelles (terrain, construction, appareils de production, outillage de production, travaux/d’aménagements, véhicules, mobiliers de bureau, etc.) ou incorporelles (frais d’enregistrement, honoraires avocats, notaires, experts, dépôt de marque, publicité au démarrage, internet, fonds de commerce, …).

XII.2. Les amortissements      

Le rôle de l’amortissement est de constater comptablement la dépréciation irréversible d’un actif, sa            « consommation ». 

L’amortissement est un terme comptable qui définit la perte de valeur d’un bien immobilisé de l’entreprise, du fait de l’usure du temps ou de l’obsolescence. La dotation aux amortissements dépend de la durée normale d’utilisation du bien, fixée dans le Plan Comptable Général (entre 5 et 10 ans selon le bien, en général 

XII.3. Les charges externes     

Les charges externes regroupent un ensemble de comptes utilisés en comptabilité pour présenter le détail des charges et dépenses engagées par une entreprise autre que salaires, taxes et coûts des ventes. Les charges externes sont un poste important du compte de résultat. 

Ce sont les charges que l’entreprise expose pour produire et vendre, mais aussi maintenir son appareil de production. 

XII.4. La trésorerie           

Le tableau de trésorerie recense tous les encaissements et les décaissements prévus au cours de l’année en les ventilant mois par mois.  La trésorerie, c’est l’ensemble des ressources financières mobilisables dont dispose l’entreprise à un moment donné.

La gestion de trésorerie est fondamentale pour n’importe quelle entreprise, quelle que soit sa taille, son statut, ou son secteur d’activité. C’est la trésorerie disponible qui permet de régler les charges de l’entreprise: salaires, fournisseurs, etc. et d’économiser de l’argent. 

 Afin de valider la pertinence de vos prévisions de trésorerie, nous vous recommandons par ailleurs de confronter régulièrement vos prévisions avec ce qui s’est vraiment réalisé. 

XII.5. Le BFR / Besoin de trésorerie

Le BFR (Besoin en Fonds de Roulement) représente le montant d’argent dont une entreprise a besoin pour couvrir ses décalages de trésorerie entre encaissements et décaissements (appelé le cycle d’exploitation).

XII.5.1. Les créances clients

Les créances clients représentent l’ensemble des sommes dues à l’entreprise à la suite de vente de produits ou services qui ne seraient pas réglés comptant. Le montant des créances clients correspond à “l’argent qui dort dehors”. Des créances clients trop importantes peuvent nuire au développement de l’entreprise, et peuvent générer une crise de croissance. 

XII.5.2. 5 bonnes pratiques pour améliorer sa gestion de trésorerie

Puisque la trésorerie occupe une place très importante dans la gestion de l’entreprise, nous avons décidé de vous fournir une liste des principaux commandements qui peuvent vous aider à gérer votre trésorerie au mieux.  

1) Des projections ; un suivi de trésorerie ; faire payer dans les temps et faire l’équilibre du stock et anticiper les problèmes.  

XII.6. Le plan de financement     

Un plan de financement est un document qui présente les besoins financiers d’une entreprise à ses débuts puis sur plusieurs exercices et les ressources financières affectées en contrepartie.

 Un plan de financement équilibré est un gage de succès. C’est pourquoi il faut recenser toutes les ressources financières nécessaires pour financer les frais d’établissement, l’achat des immobilisations et le besoin en fonds de roulement qui sert à financer les premiers mois de l’activité. 

  1.  Aspects financiers : le plan de financement permet donc de mesurer précisément le montant des ressources nécessaires pour les principales dépenses de l’entreprise.  

2) Distribution des bénéfices : en cas de distribution des bénéfices, ces derniers sont partagés au prorata de la participation au capital.

XII.7. Le bilan            

Le bilan est une photographie de l’entreprise à un certain moment : à la fin de l’exercice comptable.  

XII.7.1. L’état du patrimoine  

Le bilan fait partie de la liasse fiscale que l’entreprise doit soumettre aux services des impôts chaque année. C’est une obligation légale. Mais c’est également un outil de gestion qui permet au créateur de l’entreprise d’appréhender la structure et l’évolution de son entreprise et de la positionner par rapport à ses concurrents notamment par le bilan prévisionnel. Ce bilan permet de prendre des décisions stratégiques pour l’avenir de l’entreprise.

XII.8. Le compte de résultat         

Le compte de résultat (ou CR) est un document comptable présentant l’ensemble des produits et des charges d’une société durant un exercice comptable. Comme le bilan et les annexes, il fait partie des états financiers des entreprises. 

Le CAF (Capacité d’Autofinancement)

C’est la capacité d’autofinancement de l’entreprise avant la distribution des dividendes. Dans le cas d’une CAF positive, décider d’utiliser cette capacité pour financer l’expansion de l’entreprise ou bien distribuer des dividendes ou les deux.

La rentabilité: c’est le rapport entre un revenu obtenu ou prévu et les ressources employées pour l’obtenir. La rentabilité financière nette est égale à la capacité d’autofinancement nette.

XII.9. Le seuil de rentabilité        

L’objectif du calcul du seuil de rentabilité est de calculer pour chaque année le montant minimum des ventes qui permet de couvrir les charges (variables et fixes) de l’entreprise. Il permet de mesurer le taux de risque de se trouver en déficit.

XII.10. Les outils du développement      

Lorsque l’on parle de développement, on pense souvent au développement économique d’une entreprise. Cependant, il s’agit d’un sujet plus vaste qui englobe aussi la gestion des ressources humaines et l’emploi, l’investissement dans l’immobilier par l’acquisition de nouveaux locaux ou sites de production, etc.

XII.11. Le développement à l’international 

Le développement à l’international nécessite des investissements importants et fait courir de nouveaux risques à l’entreprise.

Plus qu’un défi, le développement international est en passe de devenir une priorité pour de nombreuses entreprises. En effet, face à la concurrence parfois atroce dans les pays d’origines et face au contexte économique instable et d’une concurrence imprévisible, omniprésente et menaçante, de nombreuses stratégies d’internationalisation sont retardées ou même avortées: si la mondialisation croissante n’est plus réservée uniquement aux grands groupes, elle reste néanmoins une source d’appréhension pour les PME et ETI et peut mener à de nombreuses interrogations. Peut-on réellement faire face à la concurrence sur d’autres territoires / pays ? 

L’avantage concurrentiel lié à la stratégie économique : des issues financières concrètes

Le développement international constitue pour les entreprises une réelle opportunité notamment : 

  • la conquête de nouveaux clients mais aussi plus largement, d’entamer un changement profond de stratégie commerciale
  • La capacité d’agir pour sortir de la dépendance domestique ;
  • affronter efficacement la saturation générale des marchés. Il n’est pas toujours simple de rester compétitif face à des marchés trop restreints ou devenus stagnants. 
  • Créer de nouveaux réseaux commerciaux annexes sur des territoires où le développement est en plein essor, constitue une possibilité de contrer agilement la concurrence, tout en se rapprochant de partenaires locaux déterminants.